mardi 6 février 2007

BOUDDHISME ET VEGETARISME


Les systèmes religieux sont souvent hypocrites et le bouddhisme n’échappe pas à ce constat.
La majeure partie des ecclésiastiques savent emberlificoter leurs ouailles pour se faire entretenir et jouir des plaisirs de l’existence. L’ARGENT, LE SEXE ET LA BONNE CHERE ont souvent une grande importance dans la carrière de puissants prélats professionnels. Les charges religieuses sont héréditaires dans des courants du bouddhisme tantrique tibétain. Il existe des dynasties de gourous autocrates dans les courants NYINGMA, SAKYA…
Les dérives du bouddhisme sont divulguées dans le site http://bouddhismes.info/3.html
Les légats du bouddhisme, porteurs de titres et de charges religieuses, sont rarement très précis en matière de végétarisme. La souffrance animale ne leur inspire qu’une rhétorique alambiquée.
Le Dalaï-lama n’est pas végétarien malgré ses efforts épisodiques pour renoncer à l’alimentation carnée. Il prétend que le végétarisme nuit à sa santé. Les végétariens savent que l’arrêt de l’alimentation carnée provoque parfois des réactions du corps. Il s’agit de petites « crises » de détoxication considérées à tort par les carnivores impénitents comme des symptômes morbides.
L’expérience spirituelle authentique ne comporte aucune ambiguïté sur la question des condition d’élevage, de transport et d’abattage des animaux. Des femmes et des hommes, après avoir trouvé l’usage de la faculté de ressentir la totalité du vivant, sont devenus spontanément végétariens. Leur compassion n’a pas besoin de textes religieux pour s’épanouir. Toutefois, les malheureux bouddhistes, privés de cette intuition fondamentale, trouveront dans le LANKAVATARA SUTRA, un texte majeur du MAHAYANA, un prêche véhément en faveur du végétarisme. L’édition en français de ce SUTRA est récente.
Le Bouddha dit : « MAHÂMATI, ceux de mes disciples qui se nourrissent de viande font rire les profanes qui murmurent : quels sont ces renonçants qui s’exercent à la pureté en ne se nourrissant pas comme les dieux et les ermites mais plutôt comme les bêtes féroces en parcourant le monde pour se remplir la panse ? Ils ne font qu’effrayer les autres en spoliant la pureté de leur voie à tel point que l’on peut se demander si le bouddhisme est vraiment une méthode de contrôle de soi. »
( « Soûtra de l’Entrée à Lankâ, lankâvatâra », traduction de Patrick CARRE, Fayard.)

De nos jours, la consommation de viande est responsable de méthodes industrielles d’une cruauté inouïe. Des images existent. La vidéo ci-dessous (Rinpoché, la souffrance animale n'est pas une illusion !) est déconseillée aux personnes sensibles.

2 commentaires:

Marc Bosche Ph.D a dit…

Ces images sont insoutenables, vous avez eu raison de les montrer. On distingue que ces oiseaux qui sont faits pour l'espace et la liberté ressentent la morosité et la tristesse de cette condition entravée. On le lit, on le voit, on ne peut plus dire "je ne savais pas" après avoir visionné la vidéo.

Amical souvenir,

louis a dit…

En effet, il y a une vaste hypocrisie dans le bouddisme en ce qui concerne la violence faite aux animaux. Le Dalai-Lama a répété à plusieurs reprises récemment que le végétarisme était un impératif pour le bouddhisme, que manger de la viande apportait un "mauvais karma", que nous devions protéger les animaux, ect. Cela ne l'a pas empêché quelques semaines après ses déclarations de manger publiquement du veau dans un restaurant américain!
On ne peut méditer pendant des années et faire de beaux discours sur la non-violence, la compassion et l'ouverture du coeur tout en continuant à ignorer toute la souffrance des animaux dans les abattoirs.